Les sols fendillent, les pluies se raréfient, les récoltes vacillent. Face à ce constat alarmant qui hante les campagnes du Centre ivoirien depuis plusieurs saisons, une réponse institutionnelle vient enfin de tomber, mercredi 1er juillet 2026, depuis Douchanbé au Tadjikistan. Réuni pour sa 45ème session, le Conseil d'Administration du Fonds Vert pour le Climat (FVC) a approuvé le projet « Renforcer la gestion durable des terres et les systèmes agroalimentaires résilients au changement climatique en Côte d'Ivoire », dénommé LARACI.

Le projet, prévu sur cinq ans, associe trois acteurs clés, à savoir le Ministère de l'Environnement et de la Transition Écologique (MINETE) au niveau national, le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA) comme entité d'exécution, et le CGIAR System Organization en tant qu'entité accréditée. L'objectif affiché est double, protéger les producteurs des aléas climatiques tout en renforçant la sécurité alimentaire nationale. Le pays avait déjà validé, en décembre 2025, un Programme Pays actualisé du FVC destiné à structurer l'accès aux financements climatiques internationaux. Avec LARACI, la Côte d'Ivoire consolide sa position de locomotive régionale de la finance verte, transformant les engagements climatiques en projets concrets pour ses agriculteurs.

Rappelons-le, en mars 2026, Abidjan avait été désignée pour accueillir le bureau régional Afrique du Fonds Vert, couvrant l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique centrale et une partie du Maghreb.